Principaux raccourcis clavier

Un ami a récemment décidé de donner sa chance à Linux et au monde du libre en général  et a, par conséquent, décidé d’installer en double boot une Distribution Ubuntu. Grand habitué des raccourcis claviers, il avait besoin d’en avoir une liste pour se déplacer. J’ai donc répertorié ici les listes de différents raccourcis clavier sous les principales différentes interfaces ou systèmes d’exploitation :

A vous désormais de les apprendre par coeur pour pouvoir naviguer tels des pirates informatiques dans vos systèmes.

Modifier l’emplacement par défaut de certains dossiers

Il est couramment admis que certains dossiers sont des raccourcis pour certains emplacements. L’exemple le plus flagrant est le Bureau tant sous Windows que sous Linux, qui est en réalité un dossier. Celui ci est le plus souvent dans le dossier personnel de l’utilisateur.

Sous Ubuntu, je voulais changer l’emplacement sur lesquels pointent mes dossiers Musiques et Vidéos d’origine afin qu’ils pointent sur les dossiers Musiques et Vidéos que j’avais créé sur mon deuxième disque dur, partagé entre tous mes OS.

Ainsi, tout ajout ou modification des éléments du dossier est immédiatement répercuté partout.

Sous Linux, il suffit d’éditer le fichier /home/{nom de l’utilisateur}/.config/user-dirs.dirs et de modifier la ligne correspondant au raccourcis que l’on souhaite modifier. Par exemple pour le bureau, on éditera la ligne XDG_DESKTOP_DIR= afin de préciser le répertoire de destination. Une aide existe directement dans le fichier pour expliquer comment éditer les adresses.

Sous Windows (7, je ne parlerais pas des versions antérieurs), il suffit d’aller dans le dossier utilisateur et de faire un clic droit sur le dossier que l’on souhaite faire pointer à un autre emplacement, faire Propriétés et aller dans l’onglet « Emplacement ». Là on peut changer l’adresse par celle que l’on désire. Il est aussi possible de passer par des raccourcis comme les bibliothèques qui sont plus proche de l’agrégat de dossiers mais qui permettent de faire un équivalent.

Ces manipulations peuvent aussi s’avérer utiles lorsque l’on utilise un disque dur de données et un pour le système (fait commun avec les SSD actuels).

Modifier le dossier de base de Java dans NetBeans

J’ai récemment eu à réinstaller tous mes logiciels dont NetBeans et mon JDK (Java Development Kit). Cependant, manque de chance, entre le début et la fin de mes installation, la dernière version de Java avait changée et était passée de la 1.7u10 à la 1.7u11.

J’ai naturellement désinstallé l’ancienne version pour mettre la nouvelle mais, surprise, au lancement suivant de mon NetBeans, j’ai eu une magnifique erreur stipulant :

Cannot locate java installation in specified jdkhome:
C:\Program Files\Java\jdk1.7.0_11
Do you want to try to use default version?

Pour y remédier, rien de plus simple, il suffit d’aller modifier l’adresse suivant netbeans_jdkhome= dans le fichier de configuration de l’IDE. Ce fichier est /etc/netbeans.conf (Sous Windows, dans le répertoire d’installation de NetBeans)

Ajuster par défaut la taille de son terminal

Voilà un problème que je n’avais pas eu depuis fort longtemps vu que j’utilisais des distributions basées sur Ubuntu ces derniers temps. Ceux ci ont corrigé le problème que je vais traiter dans les options par défauts des profils de terminaux.

La taille de base d’un terminal sur un OS me parait toujours trop petite. Le fait que l’écran de mon ordinateur portable soit full HD doit y jouer mais c’est un inconfort réel. Aussi, plutôt que de redimensionner à la main la taille de la fenêtre à chaque lancement, il est possible de préciser au terminal une taille favorite. Deux cas sont possibles :

  • Vous êtes sur une distribution dont l’option est présente d’origine dans les paramètres du profil et vous n’avez qu’à l’activer avec votre taille favorite
  • Vous modifiez le lanceur du terminal afin de rajouter l’option –geometry=CCxLL à la fin où CC représente le nombre de colonnes et LL le nombre de lignes

Le terminal se lancera ainsi systématiquement avec votre taille favorite sans avoir à le retoucher.

Enlever les anciens noyaux Linux sous Fedora

J’ai souvent l’habitude d’enlever les anciens noyaux Linux de mes distributions parce qu’à moins d’un bug ultime sur un nouveau kernel, je ne reviens jamais sur une ancienne version. Mes tests de Fedora continuant toujours (par période, mais je m’y tiens), les noyaux commençaient un peu à s’accumuler. J’ai donc décider d’enlever tous les vieux.

Pour ce faire, il existe que commande très utile, que je n’ai pas eu à installer sous Fedora mais que vous pouvez installer à l’aide de la commande :

yum install yum-utils

et qui s’appelle package-cleanup. Elle permet de « Nettoyer les paquetages RPM installés localement » (définition dans le man). L’option de cette commande qui nous intéresse est oldkernels qui permet de « Supprimer les anciens paquetages « kernel » et « kernel-devel » » (Toujours dans le man).

L’option count permet de paramétrer un peu mieux le nombre de kernel que l’on souhaite conserver. Ainsi la commande :

package-cleanup --oldkernels --count=2

permet de garder les deux derniers kernels (Savoir aussi que 2 est la valeur par défaut)

Changer le mot de passe root de MySQL

J’ai essayé l’autre jour de me connecter en root à mon Serveur MySQL local fournit par LAMPP mais force était de me rendre compte que j’avais oublié mon mot de passe. J’ai donc chercher le moyen de réinitialiser celui ci sans utiliser la méthode simple du « j’enlève  LAMPP et j’en remet un neuf ».

Il existe plusieurs manières de procéder. Ce que je décris ici cependant ne fonctionne qu’avec une installation classique de MySQL. Il faudra l’adapter si vous avez un LAMPP installé dans /opt/ par exemple.

  • On peut suivre point par point la documentation officielle.
  • On peut aussi procéder de manière à ne pas prendre en compte le réseau. Ceci n’est réellement utile que lorsque les bases de données sont accessibles depuis l’extérieur. (Bouh c’est pas bien, il ne faut jamais faire ça) :
    • Arrêter sa base de donnée MySQL à l’aide de la commande :
      /etc/init.d/mysql stop
    • Lancer MySQL en désactivant l’authentification et l’écoute réseau :
      mysqld --skip-grant-tables --skip-networking &
    • Se connecter à sa base de données :
      mysql -u root
    • Réinitialiser le mot de passe root:
      UPDATE user SET password=PASSWORD('<NOUVEAU_MOT_DE_PASSE') WHERE user="root";
    • Quitter MySQLpuis redémarrer :
      /etc/init.d/mysql restart

Revoilà alors une base de données avec un mot de passe root tout neuf.

Savoir quelles sont les dernières connexions à une machine

Sur l’un de mes serveur, j’ai retrouvé un fichier lolo de 121 Go à la racine de l’un de mes utilisateurs. Un petit affichage du fichier m’a permis de voir qu’il n’était composé que de « y », à mesure de un par ligne, et donc de me rendre compte qu’il avait dû être fait à l’aide de la commande :

yes > lolo

yes est une commande qui écrit de manière répétée soit un texte qu’on lui a passé soit par défaut « y », jusqu’à ce qu’il soit tué. Avec cette commande il est donc très facile de faire des fichiers qui grossissent jusqu’à remplir le disque dur.

Afin de savoir qui était responsable de ce méfait, j’ai utilisé la commande qui permet de lister les dernières connexion qui ont eu lieu sur une machine, j’ai nommé last.

Quelques options son vraiment intéressantes et pour les autres je vous laisse aller sur la manpage qui est très détaillée :

-F : Affiche la date et l’heure des connexion/déconnexion ainsi que la durée
-i : Affiche l’adresse IP
-w : Affiche le nom d’utilisateur et le domaine

Grâce à last j’ai pu voir que personne d’autre que moi ne s’était connecté à mon serveur et un petit tour dans .bash_history m’a permis de vérifier que c’est moi qui avait tapé cette commande et que j’avais juste oublié de l’arrêter. Malin …

Synchroniser son serveur à un serveur de temps

Owncloud est une solution d’hébergement personnel particulièrement bien fichue. Afin de garder un versionning des fichiers qui soit cohérent, il demande que l’heure de sa machine et du serveur soient synchronisés. L’heure de ma machine étant la bonne, il ne m’a pas été dur de trouver le responsable de cette erreur.

Pour synchroniser un serveur sans affichage graphique, on utilise le logiciel ntp. Pour l’installer :

apt-get install ntp

NTP signifie Network Time Protocol et est un protocole qui permet de de synchroniser l’heure d’un ordinateur sur un autre qui a une plus grande précision (ou en tout cas dont l’exactitude est avérée).

Pour le configurer, il suffit d’aller ajouter/modifier dans le fichier /etc/ntp.conf la liste des serveur de temps afin d’en prendre des proches de là où est pour une meilleure précision. Je ne ferais pas une liste ici puisque les serveurs peuvent changer et que tout dépend de là où vous êtes. Cependant un petit tour sur Google devrait vous donner les bonnes adresses en un rien de temps.

Une fois les adresses en place, il suffit de relancer le démon qui a dû se lancer avec l’installation à l’aide de la commande :

/etc/init.d/ntp restart

Un petit détail reste encore à régler qui est la resynchronisation de l’horloge du système d’exploitation avec celle du BIOS. Afin de régler celle là aussi, il suffit de taper :

hwclock --systohc

et le tour est joué. L’horloge du BIOS sera mise à l’heure de l’OS. On peut cependant régler la date et l’heure à la main n’importe quand à l’aide des commandes :

date --set HH:MM:SS
date --set AAAA-MM-JJ

ou par NTP avec :

ntpdate <URL_DU_SERVEUR_DE_TEMPS>

On peu vérifier la nouvelle heure à l’aide de la commande :

date

Lag de lecture de VLC avec Gnome 3

Restons dans le thème de VLC avec de gros lags sur les vidéos lues constaté avec Gnome 3. Ce problème est apparemment dû à Gnome 3 lui même et plus particulièrement à sa nouvelle barre de notification.

Afin de corriger le problème, il faut donc aller dans Outils -> Préférences et, dans l’onglet interface, décocher la case Icône dans la barre système. Ceci a pour effet d’automatiquement désactiver la case Infobulles depuis la zone de notification si minimisé. Sinon désactiver aussi cette case.

Afin d’améliorer encore la qualité de la vidéo, une deuxième configuration peut être appliquée dans l’onglet vidéo. Il faut décocher la case Sortie vidéo accélérée (« Overlay »).

Un fois ces changements effectués, redémarrer VLC et voilà des vidéos fluides.

Lire des DVD sous Linux

Fervent défenseur du logiciel libre et du monde du libre de manière général, je suis obligé de reconnaître certains de leurs inconvénients quand j’en vois. A leur décharge, la plupart de ces problèmes sont dû à des formats propriétaires.

En l’occurrence, le problème auquel j’ai été confronté était la lecture d’un DVD. Naïf que j’étais, j’ai vite déchanté quand je me suis rendu compte que VLC, le logiciel qui n’a jamais bronché quel que soit le format de fichier que je lui ai donné à manger, n’arrivait pas à le lire.

Quelques recherches m’ont permis de voir que ceci était dû à une librairie non activée de base car servant à faire sauter les protections des DVD. Je n’ai jamais bien compris cet acharnement des maisons d’édition à mettre des DRM partout alors qu’au final, elles ne causent du tort qu’à ceux qui ont légalement acheté le support. Mais ceci est un autre problème.

En tout cas, la librairie nécessaire à savourer son film se nomme libdvdcss. Sous Ubuntu, elle se trouve dans le paquet ubuntu-restricted-extras. Une fois la librairie installée (je recommande d’installer tout le paquet sans se poser de question, je suis sûr qu’il aidera pour lire un autre format propriétaire un autre jour), il va falloir l’activer afin que VLC puisse la prendre en considération. On va donc taper la commande :

sh /usr/share/doc/libdvdread4/install-css.sh

dans un terminal. Un petit redémarrage de VLC si celui ci était ouvert pendant les opérations et nous voilà prêt à sortir toute notre DVDtech dans l’univers du libre. Bon pour les Blu-ray on reviendra, VLC n’a pas encore les autorisations nécessaire à contourner les protections. Merci Sony !!